Histoire de Lavernat

1851, Fortuné LEGEAY avance sans conviction deux étymologies pour expliquer l'origine du toponyme de notre commune :

- de laver qui signifie berle (plante vivace semi-aquatique) ;

- de lavernio, larron, voleur en latin.

Lavernio en 1068, Lavernez vers 1110, Lavernés en 1314, Laverneiz en 1407, Lavernatz vers 1508 viennent en fait de l'oïl vernaie qui signifie aulnaie, végétation de type forestier où domine l'aulne. L'article féminin est incorporé dès le 11ème siècle.

La préhistoire nous a laissé peu de traces : la pierre levée de Pierrelée près des Landes et une hache polie du néolithique découverte à la Brosse au début des années 1980.

L'Antiquité a livré au Vau Blanchard une des rares fermes gauloises de la Sarthe. Elle est constituée d'un simple bâtiment, d'un grenier et d'un puits à eau, le tout entouré d'un enclos trapézoïdal typique de l'ouest de la Gaule. Cette ferme a été abandonnée au 1er siècle de notre ère.

L'église de la commune a été édifiée en deux étapes : la nef a été construite au Moyen Age (11ème siècle) probablement à proximité d'une motte féodale (comme en témoigne jusqu'au milieu du 20ème siècle la présence de douves), tandis que le chœur de l'église a été érigé à l'époque moderne aux 16-17ème siècles par les seigneurs de Segraye, comme en témoignent leurs armes représentées dans l’abside. L'extérieur de l'édifice est des plus simples, avec pour seuls éléments architecturaux caractéristiques les contreforts ou la voussure des fenêtres.

L'église conserve un riche mobilier : l’ensemble de la poutre de gloire du 17ème siècle est classé aux Monuments historiques ainsi que deux statues en terre cuite du 17ème siècle et une armoire de sacristie du 18ème siècle. On trouve aussi une armoire de sacristie du 17ème siècle, un tabernacle de la même époque, un baiser de paix du 18ème siècle, la chaise du curé Mabille (fin 18ème siècle), et une collection de chasubles du 19ème au 20ème siècle.

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